Une des séries de Manifestement sans fin a été réactualisée dans le cadre du projet Une chapelle, un artiste (2021) :
Extérieur. Cimetière.
C’est par cette indication de lieu que s’ouvre la scène page 113* du script Le Voyage de G. Mastorna de Federico Fellini à laquelle cette série de chapelles vient faire écho. Ce scénario jamais porté à l’écran a donné lieu en 2015 à un projet d’exposition Manifestement sans fin, monté collectivement Le projet était d’insuffler à cette œuvre l’existence plastique qu’elle n’avait jamais eu jusqu’alors (si ce n’est une amorce dans une bande dessinée - elle aussi avortée - de Manara). Chacun de nous a eu le loisir de donner sa vision du matériau source ou encore d’y apporter sa subjectivité. Au regard des dessins présentés en 2015, Les chapelles voisines donne lieu à un changement de format et de technique. Pour emprunter au champ cinématographique auquel ce voyage aurait dû appartenir, on peut désigner ce travail comme un remake d’une partie de ma production réalisée pour Manifestement sans fin. De nouvelles chapelles sont venues s’ajouter, tels des plans inédits de cette déambulation mélancolique.
*pagination correspondant à la traduction de l’édition Sonatine. |
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Vue de l'exposition Les jardins du regard, Maison Abandonnée (Villa Cameline), Nice, 2024
Photographies Favret-Manez |