Isa BARBIER 

En miroir, CAC La Ferme-Asile, Sion, Suisse, 2012
Curatrice : Véronique Mauron
© Robert Hofer (1, 2)

 

Barque effondrée 2012
Plumes de goélands - 10 m x 1 m

Curiosity 2012
Fil, cire, plumes de goélands - 550 x 480 x 100 cm
Une mise en espace d’un dessin à l’huile sur papier

Chevelures de Bérénice 2012
Aube 2012, Vallauris et Dos du ciel 2012, Château d’Hauteville, St Légier, Suisse

La mémoire de la « Barque » de 2007 se retrouve « En miroir » dans la « Barque effondrée », marque du temps, marque d’une émotion sans fin, moment d’un processus : ramassage des plumes, œuvre in situ, destruction, attente (sous forme de « chevelure de Bérénice ») et création d’une œuvre nouvelle avec les atomes/plumes mis en réserve.
L’œuvre centrale, « Curiosity », du nom du robot de la Nasa, nous projette dans l’ « espace sidéral » des 800 m2 d’obscurité de la grange. Les lignes de petits miroirs ronds sur le mur du fond tels des étoiles reflètent tout l’espace.
Le cycle de la forme est accompli, écho de notre histoire cosmique.

 

 
Traits de plumes, Château de Hauteville, Saint-Légier-Vaud, 2012
 
 

Dos du ciel 2012
Installation in situ
Plumes de goélands, fil, cire, films photographiques, miroirs - diamètre : 350 cm
© Robert Hofer (1, 5, 6, 7, 8)

« Lorsqu’elles ont atteint la voûte du ciel, ces âmes qu’on dit immortelles passent à l’extérieur, s’établissent sur le dos du ciel, se laissent emporter par leur révolution circulaire et contemplent les réalités qui se trouvent hors du ciel. » …
Platon, Phèdre, GF Flammarion, 2000, p 119

 

 
A l'aube du…, Chapelle de la Miséricorde, Vallauris, 2012
 
 

A l'aube du… 2012
Installation in situ
Plumes de goélands, fil, cire
200 x 195 x 130 cm
© Nicolas Dubreuil

« A l’aube du … » répond dans une continuité de l’histoire de l’art, à la « Descente de croix » du retable. Elle évoque une mise au tombeau puis la résurrection.
La forme choisie symbolise une cuve de sarcophage et l’éparpillement des plumes blanches tremblantes parle du corps glorieux intouchable et lumineux.
Au sol le cadre en miroirs étroits où se reflètent des découpes du retable est un « noli me tangere ».

 
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