FAVRET & MANEZ 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L’aire de rien
 
En mars 2020, le confinement, le premier d’une longue série qui s’étalera sur plus d’un an et 129 jours, contraint Anne Favret et Patrick Manez à réinventer leur manière de voir, dans un espace désormais limité à un kilomètre et un temps soumis aux couvre-feux. Délaissant leur chambre grand format pour un petit appareil numérique, le tandem s’attèle à faire des photographies quotidiennement dans leur périmètre autorisé. Cette chronique n’est ni un journal du confinement, ni un reportage, mais une description de la ville dans laquelle ils habitent et enseignent, Nice. Bloqués dans le Nord de la cité, Anne Favret et Patrick Manez ressassent photographiquement leur paysage qui, bien que familier, leur apparaît, dès le premier jour du confinement, transformé, presque méconnaissable.
Cette dérive urbaine se compose de 129 photographies mises en lumière par le philosophe Bruce Bégout ; 129 détails urbains comme autant de pièces d’un puzzle vivant qu’ils ont jour après jour assemblés avec poésie et minutie.
 
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