Darius DOLATYARI DOLATDOUST 

Red Room
 
 
 
 
 
 
 
 

Red Room 2024
37’

UNE VIDÉO DE SARAH-ANAÏS DESBENOIT EN COLLABORATION AVEC DARIUS DOLATYARI-DOLATDOUST

ARTISTES PERFORMEURS : DARIUS DOLATYARI-DOLATDOUST ET ANAÏS COMMARET

IMAGES ET LUMIÈRES : SARAH-ANAÏS DESBENOIT

CHORÉGRAPHIE, CÉRAMIQUES, TEXTILES : DARIUS DOLATYARI- DOLATDOUST

CHAISE : MATHILIN BERNARD

ASSISTANTES DÉCOR : FAUSTINE BENTON, ASMA BERROUACHEDI ET AUDREY GAMBIER

SON : PAUL LAJUS

ASSISTANT CAMÉRA : QUENTIN L’HELGOUAC’H

CRÉDIT PHOTOS : DARIUS DOLATYARI DOLATDOUST
EN COLLABORATION AVEC SARAH-ANAÏS DESBENOIT

 

Red Room est une vidéo performée réalisée en collaboration par Sarah-Anaïs Desbenoit et Darius Dolatyari-Dolatdoust au cours de leur résidence à la Fondation Fiminco. Tournée dans un décor entièrement conçu par les artistes en lumière artificielle, le film montre une série d’actions, du lever du jour jusqu’au coucher, dans une hybridité fictive et chimérique, faisant appel à l’univers du conte et à la rêverie. À travers un point de vue fixe la vidéo s’attache à démêler et déconstruire les regards sur la place du corps dans nos environnements et gestes quotidiens.

Toute l’action se déroule dans une pièce, un décor en huis clos, une chambre qui pourrait être cet espace backstage, une chambre-dressing dans laquelle l’on se prépare, où la transformation opère et se répète. Un lieu où le corps s’exerce et se trompe avant de se montrer au public. Une pièce intime, un sanctuaire de sérénité. Ces objets, comme autant de reliques, activent l’imaginaire, en figurant les usages du matador absent qui hante les lieux. Déshabillage, maquillage, coucher : l’espace devient ainsi une partition virtuelle, qui permet à chacun d’en fantasmer les possibilités narratives.
Cette chambre entièrement rouge au sol rose est ponctuée de noir, en référence aux différents attributs vestimentaires du matador : le rouge de sa muleta, le rose de ses medias et le noir de sa montera. Le matador sera partout et à la fois absent, comme une présence fantomatique. L’ensemble met en scène une forme exacerbée de la masculinité, fantasmée et fétichisée.

Cette collaboration a donné naissance à deux objets maintenant autonome, une vidéo performée et une installation sous forme d’inventaire, entre mobilier, textiles et céramiques.