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| Daddy’s temple s’attache ici à déconstruire les notions d’héritage culturel en revisitant les origines iraniennes de l’artiste, à travers la représentation de plusieurs épisodes de vie du père de l’artiste. Sous forme de témoignages sonore et visuel (de miniatures en peinture à des tableaux de feutre), cette installation ouvre la potentialité d’une histoire personnelle à devenir collective et politique. |
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| Cette installation se compose de trois structures en bois : des arches ouvertes qui dessinent un angle. L’artiste les nomme «portes-tombes», petites architectures verticales, à la fois fragiles et symboliques, dressées comme des seuils entre mémoire et oubli. Inspirées des formes italo-grecques, elles convoquent une culture européenne partagée, entre Athènes et la Toscane, entre mythe fondateur et héritage transmis. |
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| Chacune de ces voûtes abrite, sur sa face extérieure, un feutre de laine. Ce feutre a été conçu à partir d’images d’archives représentant le père de l’artiste durant son enfance en Iran, peu avant son départ pour la France, puis plus tard, une fois installé. À ces images s’ajoute une pochette brodée renfermant une enceinte discrète, d’où s’échappe un témoignage audio : la voix du père y raconte sa vie avant l’exil, son intégration, puis sa désintégration progressive en terre étrangère. |
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| Ces pochettes sont accompagnées de petites peintures, accrochées à l’intérieur des structures, illustrant certains passages de l’enregistrement. À l’instar des fresques de la basilique Saint-François d’Assise, la narration se déploie dans l’espace et le mouvement du corps ; ici, la fresque est remplacée par le feutre, les pigments sont fixés sur un support mobile, et c’est la vie d’un profane, non celle d’un saint, qui se donne à lire et à entendre. |
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Daddy’s temple 1, 2, 3 2024
Installation composée de trois espaces en bois découpés, feutres de laine, patchworks de tissus et peintures acrylique, 100 x 240 x 120 cm
MENUISIER : MATHILIN BERNARD
ASISTANTE : ASMA BERROUACHEDI, AURORA AVASILCAI
TÉMOIGNAGE : ALI DOLATYARI- DOLATDOUST (AUDIO), RECUEILLI ET MIXÉ PAR CLÉMENCE HACQUART
CRÉDIT PHOTOS :
REBECCA FANUELE (1)
DARIUS DOLATYARI-DOLATDOUST (2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11) |
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Daddy’s temple s’attache ici à déconstruire les notions d’héritage culturel en revisitant les origines iraniennes de l’artiste, à travers la représentation de plusieurs épisodes du trajet d’exil de son père. Sous forme de témoignages sonore et visuel (de miniatures en peinture à des tableaux de feutre), cette installation ouvre la potentialité d’une histoire personnelle à devenir collective et politique.
Cette installation se compose de trois structures en bois : des arches ouvertes qui dessinent un angle. L’artiste les nomme «portes-tombes», petites architectures verticales, à la fois fragiles et symboliques, dressées comme des seuils entre mémoire et oubli. Inspirées des formes italo-grecques, elles convoquent une culture européenne partagée, entre Athènes et la Toscane, entre mythe fondateur et héritage transmis.
Chacune de ces voûtes abrite, sur sa face extérieure, un feutre de laine. Ce feutre a été conçu à partir d’images d’archives représentant le père de l’artiste durant son enfance en Iran, peu avant son départ pour la France, puis plus tard, une fois installé. À ces images s’ajoute une pochette brodée renfermant une enceinte discrète, d’où s’échappe un témoignage audio : la voix du père y raconte sa vie avant l’exil, son intégration, puis sa désintégration progressive en terre étrangère.
Ces pochettes sont accompagnées de petites peintures, accrochées à l’intérieur des structures, illustrant certains passages de l’enregistrement. À l’instar des fresques de la basilique Saint-François d’Assise, la narration se déploie dans l’espace et le mouvement du corps ; ici, la fresque est remplacée par le feutre, les pigments sont fixés sur un support mobile, et c’est la vie d’un profane, non celle d’un saint, qui se donne à lire et à entendre.
Cette œuvre explore l’intime pour mieux interroger le collectif. Elle tisse un dialogue entre une culture iranienne transmise par filiation et une culture gréco-romaine acquise par l’éducation, faisant émerger un espace tiers, hybride, où les frontières entre histoire personnelle et mémoire collective s’estompent. Le spectateur est invité à circuler, à écouter, à contempler à s’immerger dans ce récit suspendu entre deux mondes. |
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