Darius DOLATYARI DOLATDOUST 

Moving Bodies
La halle Centre d’art
2025

 
 
 
 

Vanity de la performance Fine flowers activé par Grégoire Schaller et Maureen Béguin, 2024

 
Darius Dolatyari-Dolatdoust est un artiste caméléon. Il mue au fil des projets artistiques et des collaborations, offrant un corpus protéiforme d’œuvres et dotées d’une identité visuelle et symbolique forte.
Formé aux métiers de la mode et à la performance, il crée un univers singulier et immersif dans lequel les corps, les costumes et les formes évoluent en autarcie. Suspendus dans un temps et des espaces insaisissables, les objets et les personnages qui les manipulent composent des scènes et des décors à la narrative propre.
 
 
Room for a self-portrait, peinture acrylique, 27 x 35 cm - 2020
 
 
Souvenirs de la Perse, céramique - 2017
 
 
La mort, combinaison matelassée et masque tricoté - 2017
 
 
 
 

The siamese lovers, patchwork de tissus, 330 x 215 cm - 2021
The taurus man, patchwork de tissus, 330 x 215 cm - 2021

 
 
The silvers lovers, quilt sur satin, 90 x 120 cm - 2025
 
 
 
 
 
 
Archéolove, feutre de laine, 90 x 120 cm - 2025
 
 
Red room, installation et vidéo - 2024
 
L’homme taureau, broderie sur tissu, 90 x 200 cm - 2024
 
 
La chambre du matador, broderie sur tissu, 130 x 180 cm - 2023
 
 
 
 

Daddy’s Temple 1, 2, 3, installation composée de trois espaces en bois découpés,
feutres de laine, patchworks de tissus et peintures acrylique, 100 x 240 x 120 cm - 2024

 

Darius Dolatyari-Dolatdoust est un artiste caméléon. Il mue au fil des projets artistiques et des collaborations, offrant un corpus protéiforme d’œuvres et dotées d’une identité visuelle et symbolique forte.
Formé aux métiers de la mode et à la performance, il crée un univers singulier et immersif dans lequel les corps, les costumes et les formes évoluent en autarcie. Suspendus dans un temps et des espaces insaisissables, les objets et les personnages qui les manipulent composent des scènes et des décors à la narrative propre.

L’artiste imagine ses œuvres tantôt comme des tableaux vivants, tantôt comme des éléments de scénographie ou encore des peintures textiles. Ces espaces sont souvent habités par des créatures transfuges, chimériques, humanoïdes ou zoomorphes. Il propose des corps qui ne rentrent dans aucune catégorie, mais en traversent plusieurs. Masqués ou grimés, ces personnages sont des archétypes du monde fantasque que Darius Dolatyari-Dolatdoust nous donne à voir.
Cette même fluidité peut se retrouver sur le plan formel, l’artiste entremêle les techniques et les matières, tout comme il fusionne les références culturelles et historiques (anciennes ou modernes, d’Europe ou d’Iran).

 

 

L’exposition Moving Bodies [Corps en mouvement] présente des œuvres récentes de l’artiste, dont certaines activées le soir du vernissage par des performeureuses. Évolutif, le parcours commence par une mise en espace très connotée par un imaginaire lié au spectacle, voire au divertissement : des coiffeuses trônent dans la salle, ainsi que de grands pièces textiles et des rideaux de scène. Ensuite, on pénètre dans une sphère plus intime, dans la chambre d’un toréador, à la fois burlesque et mélancolique. L’exposition se termine par une installation très personnelle qui retrace la quête de ses origines perses — c’est-à-dire le moteur profond du travail de l’artiste depuis quelques temps. À travers la reproduction d’images familiales et de témoignages, Darius Dolatyari-Dolatdoust questionne le sens d’appartenance, l’éloignement ou encore l’enracinement.

Foisonnante, sa pratique se construit entre gravité et légèreté, illusion et lucidité, urgence et paresse. Ses œuvres renversent les lieux communs tout en se nourrissant de stéréotypes pour mieux les détourner. Dans une dialectique qui n’est qu’apparente, l’artiste porte et incarne une esthétique de la transformation et de l’altérité, où tout évolue, s’hybride et transfigure.

Giulia Turati

 
CRÉDIT PHOTOS : BLAISE ADILON