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mata! déploie une réflexion sur le deuil et le parcours de reconstruction, au regard du dispositif de la corrida, envisagé comme un des derniers espaces sacrificiels contemporains, dans lequel le spectacle de la mise à mort de l’animal reflète l’angoisse humaine.
La pièce s’ouvre par un témoignage intime, qui dialogue avec le sifflement d’un fouet suspendu dans les airs, menaçant de s’abattre, dans une exploration autour de la violence de la perte. |
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| Au centre de l’arène, le taureau a disparu, seuls demeurent deux matadors, prêts à s’affronter. Ils se toisent et se tournent autour, jouent et se défient autant qu’ils se séduisent, au fil d’une chorégraphie circulaire. |
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| Au cours de ce face-à-face, construit comme une rencontre avec la mort, les corps et les visages se teintent tour à tour de dédain, de mélancolie et de rage. Ils soulignent toute la complexité d’une figure ambigüe, dont l’élégance de l’apparat instille un trouble dans le genre. Baignés dans l’atmosphère musicale de Paul Lajus, entre caisse claire et nappes immersives, la mise à mort devient parade rituelle, comme pour mieux rendre hommage à ceux qui ne sont plus. |
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mata! 2024
50’
CONCEPTION : DARIUS DOLATYARI-DOLATDOUST ET GRÉGOIRE SCHALLER
INTERPRETATION : DARIUS DOLATYARI-DOLATDOUST ET GRÉGOIRE SCHALLER
REGARD DRAMATURGIQUE : LYNDA RAHAL COMPOSITION SONORE : PAUL LAJUS
LUMIÈRE : GABRIELLE MAIRE
COPRODUCTION : BALLET DE LORRAINE, NANCY / FESTIVAL ACTORAL, MARSEILLE / KLAP, MAISON POUR LA DANSE, MARSEILLE / LAVA
AIDE À LA PRODUCTION : CCN DE CAEN
RÉSIDENCES : KLAP, MAISON POUR LA DANSE, MARSEILLE / MONTEVIDEO, MARSEILLE / INSTITUT FRANÇAIS DE MADRID / MÉNAGERIE DE VERRE, PARIS
DIFFUSION :
2024 KLAP & ACTORAL (FR)
2024 PLASTIQUE DANSE FLORE (FR) AVANT PREMIÈRE
CRÉDIT PHOTOS :
RONAN MULLER (1, 3, 4, 7, 8, 9, 11, 13)
ROMY BERGER (2, 5, 6, 10, 12) |
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mata! déploie une réflexion sur le deuil et le parcours de reconstruction, au regard du dispositif de la corrida, envisagé comme un des derniers espaces sacrificiels contemporains, dans lequel le spectacle de la mise à mort de l’animal reflète l’angoisse humaine. La pièce s’ouvre par un témoignage intime, qui dialogue avec le sifflement d’un fouet suspendu dans les airs, menaçant de s’abattre, dans une exploration autour de la violence de la perte. Au centre de l’arène, le taureau a disparu, seuls demeurent deux matadors, prêts à s’affronter. Ils se toisent et se tournent autour, jouent et se défient autant qu’ils se séduisent, au fil d’une chorégraphie circulaire. Au cours de ce face-à-face, construit comme une rencontre avec la mort, les corps et les visages se teintent tour à tour de dédain, de mélancolie et de rage. Ils soulignent toute la complexité d’une figure ambigüe, dont l’élégance de l’apparat instille un trouble dans le genre. Baignés dans l’atmosphère musicale de Paul Lajus, entre caisse claire et nappes immersives, la mise à mort devient parade rituelle, comme pour mieux rendre hommage à ceux qui ne sont plus. |
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