Pendant que le sol parlait encore, c’était le moment d’écouter le ciel.
J’aime voir l’ancienne, elle est sculptée. Son récit et son feu arrivent toujours à nous plonger dans la lisière.
« Le vent avait été sans arrêt.
On ne saura plus quand, c’est longtemps.
C’était depuis qu’un ancien d’une ancienne de mes anciens n’apparaitra plus en corps. Alors Iels avait laissé pour marcher tant que la forêt le dit. En suivant les longs bois après hier, il y a quelque part le grand-camp-des-pierres et la rencontre avec Ciels d’après-la-mer. Longtemps encore mais moins qu’au vent, on est ensemble et c’est l’eau, on fait pendant et beaucoup. Pour plus. Alors les pierres creusent et brûlent encore dessous.
Alors ce de Iels qui reste part et a laissé à nouveau.
Pour laisser. »
Doucement, les voix ont dessiné des silences dans une braise taillée. C’est là que l’on se souvient de ce qui ne s’est pas encore passé et maintenant, à cet endroit, le temps est tout.
Nous voilà fixés au monde. Ici en terre, tout petits et très grands, nous sommes enfin comme les faiseurs de sol de la Montagne de Jean George, au point de rencontre avec l’air de notre bain d’étoiles. |
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