Jours blancs
On dit qui se lève
mais quoi sur qui
alors c’est peut être que ça se couche
en mince, en immense à nouveau
ce voile, c’est peut être la voilure pour respirer plus loin
ou même plus autour
ou dedans
la montagne autour de la montagne
révélée quand on ne la voit plus
heureusement
du tout petit en multitude pour effacer la certitude de la visée et respirer un paysage qui s’épargne du dessin
écrit comme on veut
point ou lieu d’origine de l’espace sans espace
Les petits bouts de blanc petits tout et petits bancs là— bas là haut
ici haut
hissé du sol
tissé du ciel
c’est l’écran ou la peau
une profonde surface
le chaleureux d’un habit glacé pour un temps un céleste mis à terre pour un temps
une sorte de Ciol
un genre de tout lumière sans soleil
sans horizon dans un pas fini
c’est comme un tout puissant
ténu, pourtant partout
Trouver le sol et lever la pierre
protection , énergie dépensée pour énergie gagnée à l’écoute
ensemble, respirer, faire, faire respirer
dans et sous la neige des jours blancs |
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