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ARTISTES
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Michèle SYLVANDER 

Vues de l'exposition À mon retour, je te raconte, Chateau de Servières, Marseille, 2015
Photographie Laure Melone
 
 
Vidéo documentaire de l'exposition À mon retour, je te raconte, Chateau de Servières, Marseille, 2015
Commissaire Caroline Hancock et Martine Robin
Images Matthieu Weil, montage Gwendal Sartre

En 2002, Michèle Sylvander présentait Un monde presque parfait, une exposition personnelle au [mac] à Marseille, qui montrait une série de photographies réalisées à partir d’images découvertes dans les albums de sa mère. Les images du passé se mélangent à celles du présent, rejouées 40 ans plus tard par les nouveaux membres de sa famille. Avec la repetition, son exposition en 2012 à la galerieofmarseille, elle interroge à nouveau le temps qui passe, en filmant sa mère à l’âge de 93ans. En 2015 au Château de Servières, son exposition A mon retour, je te raconte a pour point de départ des documents retrouvés chez sa mère, archives du temps où sa famille suivait un père militaire dans ses différentes missions en Allemagne, au Maroc, en Indochine... A partir de photographies et de ses souvenirs, Michèle Sylvander perturbe la lecture linéaire de ces différents documents liés à l’histoire coloniale. Les temporalités se superposent, les images d’hier deviennent des images d’aujourd’hui, les souvenirs prennent corps.
Michèle Sylvander a imaginé le parcours de cette exposition très spécifiquement pour entremêler une sélection d’œuvres déjà existantes à ses productions inédites. L’objet trouvé et l’archive sont mis à plat et détournés. Les nouvelles vidéos Pourquoi tu pars ? (2015) et La Convocation (2015) dialoguent avec Only You de 1997, par exemple. La photographie est travaillée à la fois de manière classique tel que dans Rouge uniforme (2015), et dans des installations d’images qui ponctuent l’espace.

« Des bobines de film brûlent dans un lavabo dans Disparues (2015). Qu’en est-il de ces histoires ? De cette Histoire ? Michèle Sylvan- der se laisse hanter par différents niveau de narration, par l’inconnu ou l’indicible, le temps d’une exposition. Quelle forme donner à ces bribes reconstruites ? C’est le sujet de l’exposition À mon retour, je te raconte dont la forme tend à naviguer de la figure du père à la figure de la mère, du féminin au masculin ; pour finalement revenir à la question de la relation. L’émotion est à son comble dans les disjonctions et les répétitions diverses. Les apparences et points de vues sont toujours aussi trompeurs. Les conflits d’aujourd’hui sont sur le pas de la porte. »
Extrait du texte de Caroline Hancock, Only You, Michèle Sylvander, dans la nouvelle monographie des éditions P.



En savoir plus, voir le site du Château de Servière

A l’occasion de cette exposition personnelle, une monographie est publiée par les éditions P à Marseille : Michèle Sylvander. Des histoires (2015), avec des textes de Michel Poivert et Caroline Hancock.
www.editions-p.com

 
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