Un paysage de peintures N° 6, 2017
Colle de peau de lapin, pigments industriels (du Luberon et d’autres), huile sur toile de coton, térébenthine avec dammar, feutre, chutes de toile, corde teintée, bois industriel, bois flotté trouvé sur la plage de Cassis et prêté par l’artiste Arina Essipowitsch, pierres blanches et sable du Vallon de Castellas, plantes recueillies dans la cour de l’abbaye
Dimensions variables
Vues de l’exposition La voie du vent, Abbaye de Silvacane, La Roque d‘Anthéron |
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La voie du vent
Marche contre jour, os transparent
Arrière-chant de cigale
Sur des dépouilles d’écorces de platane
Sillons solitaires enchantant un pas puis l’autre
À contre courant du ruisseau qui stagne
À travers la forêt silencieuse
Lumières tombées par frémissements de feuilles
Marche contre vent, les jambes déchirées
Bruine du matin, chargé de pierres dans le sac à dos
Désorienté par la gamme aveugle
C’est là.
Simplicité, l’un s’assoit
Humilité, l’autre s’accroupit
Quiétude, l’autre ferme les yeux
Blanchi comme un tronc flottant après une navigation lointaine
Il a entendu le jaillissement de la mer intérieure
Elle l’a accompagné dans le berceau aquatique
Sur le chemin en présence du paysage
Dessiner les hachures qui foncent les ombres
Pour créer le vide luisant
Aujourd’hui, tracé de pas éphémères
En écoutant le souffle du pèlerinage
10.2017, La Roque d’Anthéron |
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