Masahiro SUZUKI 

 
 
 
 
 
 
 
Un paysage de peintures N° 5 : nomade (neuf Peintures debout et trois Fragments encadrés), 2017

Colle de peau de lapin avec poudre de marbre, huile d’œillette sur toile de coton, pigments industriels (du Luberon et d’autres), essence de lavande, térébenthine avec dammar, bois industriel, matériaux collectés lors du voyage à vélo en 2013 et ailleurs : marbres de carrare, pierres de bauxite de Sommières, petite branche, débris de plaque de plâtre verte trouvés dans la poubelle du Beffroi, résidus de peinture collectés depuis 5 ans, bouts de toiles de l’atelier La Calade
Dimensions variables

Vues de l’exposition 62e Salon de Montrouge au Beffroi, Montrouge
 
 

Promenade

Le bois aggloméré entoilé par le coton.
La poudre de marbre poisseuse par la colle de peau de lapin.
Les pigments mêlés par l’huile d’œillette, l’essence de lavande, la résine dammar fondue dans la térébenthine balsamique.

La pierre sur la plante qui couvre l’arbre.
La sève de la forêt avec la montagne minérale reflète une onde luisante variée.

Les fragments sont la couleur de la palette.
Le regard trace le chemin de la forêt.

Le spectateur est un voyageur qui réalise son éphémérité, la régénération instantanée de ses cellules, de son corps, de sa perception, de son regard, de sa conscience vis-à-vis d’une trace qui appartient à une autre dimension temporelle.

Dans le paysage.


Avril 2017, Montrouge

 
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