Masahiro SUZUKI 

 
 
 
 
 
Futurescape, 2015
Projection sur trois écrans et installation avec matériaux collectés à l’ancienne gare Kafr Ashry et en ville : vis rouillées, débris de mur, corail séché, plante séchée, morceau de raisin donné par un peintre égyptien, palette industrielle, carton en tube, objet inconnu brûlé
Vues de l’exposition Futurescape dans le cadre du workshop à la Bibliotheca Alexandrina, Égypte
 
 
 
Trace in-situ, 2015
Pierre trouvée sur place
Parking du logement à Alexandrie, Égypte
 

Futurescape

« À l’échelle. La longueur de mon bras trace une forme fractale. » - écrit dans mon carnet de dessins lors du séjour à Alexandrie en 2015. C’était au printemps. Tous les matins, je dessinais sur le sol bétonné de la cour où j’habitais, avec un caillou gris trouvé par terre.
Tracé instinctif. Les rayons du matin apparaissent dans la brume. La poussière qui a fait un long voyage du désert flotte par le charme de la mer.
Mon geste suit un principe : pivoté et accroupi, avec le bras tendu. Cela fait des lignes géométriques tels une trace circulaire ou un demi-tour. Regards étranges sur cet acte performatif.
Ce grand dessin au sol exprimerait la rencontre avec les Alexandrinois, avec ce qui circule, se relie l’un à l’autre. La longueur de mon bras est limitée. Pourtant, chaque trace circulaire permet de réaliser une grande vague humaine. Comme le tournage de Futurescape avec l’équipe, une possibilité dynamique pour un paysage d’avenir.
« Enta kowis? - Eshtalek! »

2017, Marseille

 
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