Serge LE SQUER 

 
 
 
 
Un camp, cinq stèles, 2009
Vidéo, stéréo, (60’), un livret de documentation (A5), lumière noire
Vues de l'exposition Un camp, cinq stèles, Buysellf Art Club, Marseille, 2009
 
 
 
Un camp, cinq stèles, 2009
Extraits
 
Dix ans après le tournage d’un premier film, Les pas perdus, le camp a changé peu à peu d’affectation, d’un lieu dédié à l’enfermement et la relégation de populations, il devient un lieu de mémoire et de production d’énergie renouvelable. Un projet de mémorial du camp est en cours de réalisation. Trois nouvelles stèles ont été érigées au bord de la départementale 5 traversant le camp. Le centre de rétention administrative a été désaffecté, et un parc d’éoliennes a été implanté en bordure du camp. Le film est un long plan séquence en travelling latéral, de la traversée du camp, au son du moteur d’une voiture au ralenti et du crissement du sol. Il documente le site, notre rapport à la mémoire et à la technique.
Dans le même espace que la projection, une documentation imprimée est mise à disposition et affichée au mur, éclairée par une lumière noire. Elle consiste en une chronologie, un plan du camp, une lettre du Ministre de l’Intérieur au Préfet des Pyrénées-Orientales, les textes des cinq stèles, un communiqué de presse du Préfet des Pyrénées-Orientales.

Voir le livret de documentation
 
 
Les pas perdus, 1999
Vidéo 4/3, stéréo, 24’
Exposition Retour sur l’abîme - L’art à l’épreuve du génocide, Musées de Belfort et Crac 19 de Montbéliard, 2015
 
 
 
Les pas perdus, 2009
Extraits
 
Le camp militaire de Rivesaltes a servi à différentes dates de lieu d’enfermement et de relégation de populations «indésirables» sous différent appellations : centre d’hébergement, d’internement, de rassemblement de républicains espagnols, de juifs et de gitans, centre de séjour surveillé pour collaborateurs, camp de prisonniers de guerre de l’Axe (Allemands,…), camp de transit pour harkis, centre de rétention administrative pour étrangers en situation irrégulière.
La structure du montage de ce documentaire reprend un modèle géomorphologique. Mettant ainsi en jeu les plissements, les cassures et les chevauchement de couches plus anciennes sur des couches plus récentes, il exprime la complexité du lieu et de son histoire.
 
 
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