Mohammed LAOULI 

Everything is Sacred 2013
Vido HD 16/9, dure: 2'03''

Everything is Sacred est une invitation ouverte à humer des ondes poétiques dans un espace qui ne s’y prête pas. Dans cette œuvre la réalité rude, discordante et brutale se mesure, avec affront, au fantasme du mythe. Immobilisé dans son espace vital, le cheval se fond, discrètement, dans le décor. Il est beau dans sa déchéance mais personne ne s’en aperçoit. Aux yeux des passants, ce cheval est invisible. Aux yeux du monde, ces gens-là aussi sont invisibles.
 

L'econome 2012
Video HD 16/9, durée : 4'39''

Planté face caméra un jeune homme tente de manipuler, tant bien que mal, un journal « L’économiste », jusqu’au moment où il commet l’irréparable. L’Econome marque un point de non-retour, d’un anonyme qui représente la masse de la population marocaine, par rapport à la morose situation à laquelle le monde en général et le Maroc en particulier sont confrontés aujourd’hui.
A travers cette vidéo, Mohamed Laouli projette son dénigrement et son scepticisme face au sys- tème capitaliste, maillon fort de la crise financière et le star-système médiatique qui n’a eu de cesse de l’alimenter. Inspirée d’un fait réel, cette oeuvre n’a pas la prétention de donner des leçons mais tente plutôt de définir les frontières entre le vrai et le factice.

 
The Head 2012
Epilogue du projet Art After Mythology, The Head est une mise en abyme de la notion de la fin. Des fin dans la fin, à aborder comme une mer de possibilités. Cette vidéo montre une tête de taureau coupée puis suspendue aux yeux de tous, tel un trophée. Mohamed Laouli joue sur le poids et la symbolique des images.  La tête suspendue est une référence directe à la chute imminente mais latente de toutes autorités impétueuses et tyranniques. Première vidéo réalisée par l’artiste, The Head renvoie à une aspiration pressante du triomphe contre l’impunité et l’oppression.
 
Untitled(révolution) 2014
Et si le printemps arabe n’était qu’un leurre ? Deux ans après la houle d’espoir frénétique qui a suivi les soulèvements, le monde arabe semble naviguer en eaux troubles. Mohamed Laouli passe donc sur le billard des révolutions populaires, qui ont été, aussi vite, étouffées dans un bain de discordes.
 
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