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ARTISTES
DE A à Z


 FAVRET & MANEZ 

Dispositif n°1 1997
Ilfochrome contrecollé sur aluminium, 60 x 235 cm
Ilfochromes backed with aluminum
 
Dispositif n°2 1997
Ilfochrome contrecollé sur aluminium, 60 x 235 cm
Ilfochromes backed with aluminum
 
Dispositif n°4 1997
Ilfochrome contrecollé sur aluminium, 60 x 235 cm
Ilfochromes backed with aluminum
 
Dispositif n°7 1997
Ilfochrome contrecollé sur aluminium, 60 x 235 cm
Ilfochromes backed with aluminum
 
Dispositif n°8 1997
Ilfochrome contrecollé sur aluminium, 60 x 235 cm
Ilfochromes backed with aluminum
 
Dispositif n°10 1997
Ilfochrome contrecollé sur aluminium, 60 x 235 cm
Ilfochromes backed with aluminum
 
Dispositif n°11 1997
Ilfochrome contrecollé sur aluminium, 60 x 235 cm
Ilfochromes backed with aluminum
 
Dispositif n°12 1997
Ilfochrome contrecollé sur aluminium, 60 x 235 cm
Ilfochromes backed with aluminum
 
Voir aussi l'exposition Favret-Manez-Maugeais-Nourisson, Atelier Nadar, Marseille
 

Dispositif est un ensemble d’images dont chacune, comme l’élément de base d’une construction, montre un sujet identifiable et nommable de l’espace fabriqué contemporain : immeuble de bureau, parking, piscine, hall, parc, etc.
Ce ne sont que des images... et tout est mis en place ( cadrage, lumière, tirage ) pour que cette qualité “d’image”, avec ce que cela implique de surperficialité, soit mise en avant.
Il s’agit de photographies réversibles. Elles sont à la fois proches et lointaines : les lieux présentés sont suffisamment quotidiens et banals pour éveiller des souvenirs dans la mémoire du spectateur et en même temps presque invisibles tellement nous avons l’habitude de les voir. Elles annihilent la différenciation intérieur / extérieur. Comme la surface d’un volume mathématique qui n’a ni endroit, ni envers, ces photographies semblent circonscrire toujours, un même espace quelque soit son sens. Elle sont à la fois identifiables et abstraites. Seul le dispositif, agencement des photographies entre elles, permet de dépasser la surface. On passe de l’inframinceur de la photographie à une construction spatiale fictive qui n’existe pas concrètement mais qui se déploie d’une surface à l’autre en évitant la dimension narrative souvent induite par le montage.
C’est un travail qui questionne la frontière entre l’espace physique et l’espace mental, régi par la volonté de situer l’espace en dehors du pur domaine du visible, et, inversement, de ramener sur le plan du visible des données purement intellectuelles. Son intérêt ne réside pas tant dans la monstration de chaque élément que dans l’espace général qu’il permet d’appréhender : espace physique de la ville contemporaine et espace mental de celui qui la perçoit.
F. M.

Mechanism is an ensemble of images each of which, like the basic element in a construction, displays an identifiable and nameable subject belonging to contemporary manufactured space : office building, parking lot, swimming pool, conference hall, park, etc...
They are but images...and everything is arranged (framing, lighting, printing) to highlight “image” quality, with all the superficiality it implies.
They are reversible photographs. They are both near and distant : the places represented are sufficiently everyday and banal to awaken memories in the spectator’s mind yet at the same time nearly invisible owing to the fact that we’re so used to seeing them.They annihilate the differentiation between interior and exterior. Like the surface of a mathematical volume which has neither top nor bottom, these photographs seem to always circumscribe a same space, whatever the meaning. They are both identifiable and abstract. Only the mechanism, the way in which the photos’ are organized, allows one to go beyond the surface. One shifts from photography’s paper-thinness to a fictitious spatial construction which doesn’t exist concretely, but which unfolds from one surface to another while avoiding the narrative dimension often induced by photomontage.
The work questions the boundary between physical and mental space, governed by the will to situate space outside the purely visual domain, and, inversely, to restore purely intellectual data to the visual plane. Its interest doesn’t so much reside in showing each element, but in the general space which it allows one to grasp : the physical space of the contemporary city and the mental space of the person perceiving it.

 
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