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ARTISTES
DE A à Z


Jean-Adrien ARZILIER 

Sans titre (Icônes) 2005
Câbles de démarrage, icônes, circline fluorescente, dimensions variables

Dans toutes les civilisations l’or est attaché à la représentation du spirituel. Dans l’iconographie chrétienne, et en particulier dans l’enluminure (étymologiquement : mise en lumière), la dorure à l’or figure l’esprit divin. Les qualités réfléchissante et inoxydable (propriétés exceptionnelle avant les âges industriels) de ce matériau rare suggèrent l’illumination et l’éternel. De nos jours l’or est utilisé dans l’industrie pour ces qualités inégalées de superconduction. L’électricité circule presque sans perte dans des minceurs microscopique de ce minerais. Aussi est-il utilisé dans les circuits imprimés les plus exigeants.
Dans ces productions in situ, Jean-Adrien Arzilier réfère de ces magies. Il produit de sa main des circuits imprimés macroscopiques, en dorure à la feuille d’or. Ce qui peut alors être perçu comme de simples arabesques d’ornement, s’avère être le chemin électrique de la lumière même. Ces essais l’ont poussé à jouer de la conduction des images préexistantes. Est alors apparu un ready-made inversé ou réciproque sous la forme de deux icônes orthodoxes vecteurs de leur propre mise en lumière.

 
Bréviaire de Martin d'Aragon, 1410, enluminure sur velin
Sans titre (enluminure), 2005, dispositif électrique in situ et dorure à la feuille d'or, exposition Les Cousins, Hôtel Rivet, Nîmes
Sans titre (enluminure), 2010, dispositif électrique in situ et dorure à la feuille d'or, exposition Qualité Rue, galerie Aperto, Montpellier
 
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