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ARTISTES
DE A à Z


Véronique RIZZO 

Dreamers 2015
Édition d’artiste
Ouvrage constitué de :
- 1Vinyl 12 cm ou CD audio _ Bande son du film / film soundtrack
- Livret du film/ Booklet film _ Entretien / Interview / Lise Géhenneux / Véronique Rizzo
- 2 Posters 30x40* cm [*Paysage australien / Australian landscape, Véronique Rizzo, 2011], [*Dreamers : extrait de film — Véronique Rizzo, 2015]
- Accès au film - Lien internet/ film access - web link
- Edition d’artiste imprimée en quadrichromie offset à 300 exemplaires numérotés / Artist edition printed in quadrichromy offset of 300 numbered copies
- En vente en librairie d’art / Sales in artbook stores

Ouvrage réalisé avec le soutien du Conseil Général des Bouches du Rhône et la Direction de l’Action Culturelle de la Ville de Marseille. 2015

 
 

Dreamers est un projet éditorial, se déployant autour du long métrage éponyme qui pose frontalement la question de son process : comment l’artiste crée t-il une oeuvre? Le livre s’articule autour de l’entretien entre Lise Guéhenneux et Véronique Rizzo qui éclaire sur ses motivations. Making off éditorial, le processus de création et les sources de Dreamers (2015), sont rendues visibles et explicites, et reliées à des travaux antérieurs, tels les Paysages australiens (2001-2011), présentés en filigrane. A la manière d’un livret d’opéra ou d’un album-concept, Dreamers le livre, retranscrit l’humeur du film : teaser géant, collage digital, cut-up psychédélique, hommage à la beat génération; l’écriture automatique s’impose comme rituel magique.
Un voyage mental qui prend la forme d’un gigantesque livre d’images.

Dreamers is an editorial project, unfolding around the eponymous feature film, which directly questions its process: how the artist creates a work? The book revolves around the interview between Lise Guéhenneux and Véronique Rizzo explaining her motives.
Editorial making off, the creative process and sources of Dreamers (2015), are made visible, explicit and relate to previous work, such as the Australian Landscapes (2001-2011), running through the movie like golden threads.
In the manner of an opera libretto or a concept album, the book Dreamers transcribes the mood of the movie: giant teaser, digital collage, psychedelic cut-up, homage to the beat generation, automatic writing as a magic ritual .
A mental Journey taking the form of a gigantic picture book.

 
 
Dreamers 2015
Édition d’artiste, détails
 

Dreamers, long métrage « handmade » reprend les formes du cinémascope en «splitscreen» panoramique. Récit polyphonique, montage syncrétique, le spectateur est conduit vers une transe, à travers l’alternance de séquences found footages, et de compositions digitales enveloppantes. Oeuvre hommage, Véronique Rizzo, mêle à ses constructions dynamiques, des citations d’oeuvres fétiches*, ouvrant ainsi le large spectre de l’image animée : film expérimental, documentaire, cinéma. La bande-son, les films et les textes, déroulés en surimpressions labyrinthiques tracent la cosmogonie intime de l’artiste, écho d’une psyché collective. Entreprise de réemploi, Véronique Rizzo, questionne le statut des images à l’ère de la post-modernité; l’usage d’un accès général à l’information qui trouble les notions d’originalité et d’auteur. L’ agencement des croisements esthétiques ouvre des perspectives et des paradigmes inattendus et rend compte, du phénomène d’interpénétration des oeuvres dans l’acte de création. Le principe de l’appropriation comme «cannibalisme symbolique», possibilité de continuité et de fusion.

[*Kenneth Anger, Deben Batthacharya, Peter Weir, les anthropologues Betty et Jacques Villeminot, William Burroughs, Goethe, Poe, Léopardi, Bruce Chatwin, Sunn O, John Adams, Les chants Dhrupad et Aborigènes]

Dreamers, long “handmade” feature film includes the forms of Cinemascope splitscreen in panoramic view. Polyphonic narrative, syncretic assembly, the spectator is led to a trance, through the alternation of found footages sequences, and captivating digital compositions. In this work tribute, Veronique Rizzo, mixes with her dynamic constructions, quotes of cult works* which cover a wide spectrum of the moving picture : experimental movie, documentary, cinema. The soundtrack, the movies and the texts, take place in labyrinthine overlays which draw the intimate cosmogony of the artist, echo of a collective psyche. In this re-use venture, Veronique Rizzo, questions the status of the images in the era of post-modernity, the use of a general access to information which disturbs the notions of originality and author. The layout of the esthetic crossovers opens unexpected perspectives and paradigms, and, reflects the phenomenon of interpenetration of the works in the act of creation. Appropriation as “symbolic cannibalism”, possibility of continuity and fusion.

[*Kenneth Anger, Deben Batthacharya, Peter Weir, the anthropologists Betty and Jacques Villeminot, William Burroughs, Goethe, Poe, Leopardi, Bruce Chatwin, Sunn O, John Adam, The Dhrupad and Aborigines songs]





La pratique de V. Rizzo, suit le chemin original d’une picturalité qui explore autant les récits et les territoires de l’objet tableau que ceux du film vidéo expérimental. L’instabilité des motifs fait exploser les visées manifestes des styles, assumant leurs contradictions dialectiques. Son approche réflexive de l’histoire des formes, les fait vibrer, dans l’espérance d’un retour à la projection romantique utopique, qui signifierait un retour radical à la sensation. L’hybridité de son travail s’appuie sur des coexistences imprévues d’abstractions, les traces de multiples chocs d’images, ainsi que sur des fictions hermétiques. La couleur, diluée dans les échos du son, diffuse sa matérialité et le mouvement des formes immerge le spectateur dans une hypnose salvatrice.

V. Rizzo’s, practice follows the original pictorial path which explores narratives and territories of the object “painting” as much as those of the experimental video movie. The instability of the motives blows up the obvious aims of the styles by assuming their dialectical contradictions. Her reflexive approach on the history of forms makes them vibrate in the hope of a utopian romantic projection, which would be a radical return to sensation. The hybridity of her work is based on the unforeseen coexistences of abstractions, on the tracks of multiple shocks of images, as well as on hermetic fictions. The color, diluted in the echoes of the sound, spreads its materiality and the movement of the forms immerses the spectator in a salutary hypnosis.

 

 
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