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MILAN/MARSEILLE, Un projet en deux étapes de Careof DOCVA (Milan) et Documents d'artistes (Marseille) MAL D'ARCHIVE Commissaires : Chiara Agnello, Katia Anguelova Du 5 mars au 2 avril 2010 Vernissage le jeudi 4 mars à 18h30 à la Friche belle de mai, Marseille Soirée le mercredi 3 mars à 18h à l'Institut Culturel Italien de Marseille Le projet Milan/Marseille est né d’un dialogue entre Careof et Documents d’artistes, deux structures voisines actives dans le champs de l'art contemporain. Toutes deux installées dans des friches industrielles aujourd'hui dédiées à la production artistique et culturelle (La Fabbrica del Vapore de Milan et la Friche la Belle de Mai de Marseille), elles sont engagées dans la promotion et la documentation de la création artistique contemporaine. Le projet est mené par Katia Anguelova, curatrice indépendante, Chiara Agnello (Careof), Guillaume Mansart et Marceline Matheron (Documents d’artistes). ![]() Milan/Marseille #2 Mal d’Archive, constitue le deuxième volet de l'échange entre les deux organisations (Voir Milan/Marseille #1 One More reality). La proposition, sur une idée de Katia Anguelova, a été élaborée avec Careof, Milan. L'exposition emprunte son titre à un texte de Jacques Derrida (Mal d’archive. Une impression freudienne, Editions Galilée, Paris, 1995). Elle est pensée comme une réflexion sur le thème de l'archive et son utilisation toujours plus présente dans les pratiques artistiques contemporaines. Officielle ou personnelle, l’archive par définition conserve l'histoire et la mémoire. L'archive porte son regard et son intérêt sur le passé, elle offre un accès aux faits et permet une relation à l'espace et au temps en permettant de reconstituer une histoire plus ou moins réelle, de se confronter aux mécanismes de la connaissance et la mémoire. Elle est définitivement le lieu où l'idée devient matière. Comme l'écrit Walter Benjamin, recomposer historiquement le passé ne signifie pas le rendre dans son exactitude, cela signifie activer la mémoire pour pouvoir s'en saisir à l'approche de temps dangereux. Les pratiques des artistes présentés dans le cadre de Mal d'archive sont toutes en rapport avec la recherche et l'accumulation d'images. Matteo Rubbi (Pomeriggio in cui tutto fu inutile, 2007) présente une collection de plus de 80 représentation de la côté italienne ; Linda Fregni Nagler donne à voir des photographies énigmatiques tirées de différents fonds d'archives (La Neve e La Pioggia - Snow and Rain; 2007, Anytime in the Second Half of the XX Century, 2008; Suono Bianco (The White Sound), 2008). Ici, l'instinct de rassembler et de recueillir est lié à la nécessité de récupérer, de se ré-approprier et de relire des images existantes. D'autres fois, l'archive est le point de départ d'une réécriture de l'histoire ou de ses possibles interprétations comme dans la série de livres relatant les projets réalisés par Rossella Biscotti (The sun shines in Kiev, 2006; The undercover Man, 2008; Le teste in oggetto, 2009). Parfois, le récit officiel et l'expérience individuelle s'entremêlent : Daniela Comani rédige un journal personnel à partir d'une longue liste de titres d'actualités du vingtième siècle (Sono stata io - Diario 1900-1999, 2002), Ian Tweedy (Olympia, WA 2009), crée un dialogue entre images personnelles et vidéos d'archives, un travail à la frontière entre la fiction et la documentation. Si Meris Angioletti explore les mécanismes de la mémoire (James Joyce, Finnegans Wake, Faber and Faber, London 1975, 2008), à partir d'éléments de mémoire liés à l'imaginaire et à la littérature de fiction, Mauro Vignando (PSI 1971-2009, 2009; Buddha, 2009; Untitled, 2007), travaille sur la perte progressive de l'information liée à sa restitution. Avec Gallisterna (2008), Davide Savorani met en place "d'étranges rituels, difficiles à classer, dans lesquels les mouvements, les sons et les actions évoquent des gestes domestiques ou domestiqués". Dans Mal d’archive Derrida soulignait le caractère politique de l'archive. Contrôler l'archive signifie manipuler la mémoire, faire le choix de ce qui doit être retenu et ce qui peut être oublié. Selon l'étymologie du mot grec archeion (le magistrat représentant la loi dans la Grèce antique) l'archive devient l'expression d’une autorité, “elle est un espace où public et privé sont en confrontation où les mécanismes d'entrée et de sortie sont arbitraires“. D'une certaine manière, les artistes de l'exposition semblent profiter de ce pouvoir accordée par l'art : accumuler, conserver, traduire, éliminer, protéger.
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Parallèlement à MAL D'ARCHIVE, la Friche acceuille Archipélique 2 Promotion Art et Design 2009 de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Marseille 2ème temps Paul Baquié, Pierre-Alain Caille, Bérangere Crouillère, Arnold Degiovanni, Amélie Derlon, Natalie Hofmann, Gee-Jung Jun, Sylvain Lecuyer, Ema Nurit, Axelle Perot, Géraldine Py, Mariam Rency, Pierre-Yves Vincent, Masaki Watanabe Performances le soir du vernissage avec Yan Saint-Onge, Andréa Ferro, Amandine Ferrando et Natalie Hofmann. École supérieure des beaux-arts de Marseille www.esbam.fr |
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